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L'église de Brasparts Iliz Brasparzh

 

 

Dessin de BIGOT, 1868. Colorisé par JC Even

 

* Couffon et Le Bars : 

ÉGLISE NOTRE-DAME ET SAINT-TUGEN.

En forme de croix latine, elle comprend une nef de six travées avec bas-côtés et clocher encastré à deux galeries, deux chapelles en ailes formant transept et un chœur profond à pans coupés.

On y distingue deux campagnes de construction : le clocher et la nef du milieu du XVIè siècle, le transept et le chœur du XVIIIè siècle.

La porte ouest, surmontée d'une accolade toute gothique, porte la date « L.M.VcLI » (1551); ses pieds-droits portent des moulures prismatiques d'une excellente exécution. La première galerie du clocher, également toute gothique, est portée par une corniche très saillante sous laquelle existent des colonnes d'angle en nid d'abeilles. La seconde galerie porte des balustres Renaissance. Au flanc sud de la tour, tourelle d'escalier octogonale à sa base puis de forme cylindrique, couronnée enfin d'une flèche.

Le porche latéral sud, daté sur son entablement 1589, présente, lui aussi, une curieuse juxtaposition des deux styles, ainsi que le montrent notamment les culs-de-lampe supportant les statues des Apôtres. Également, tandis que les deux travées de l'intérieur sont voûtées sur arcs ogives et que les portes jumelées du fond ont une décoration toute gothique, les contreforts, ornés de niches, colonnettes et pilastres Renaissance, sont amortis par des lanternons pleins à dôme, et le tympan par un lanternon ajouré; la coquille si caractéristique de l'atelier de Kerjean s'y remarque. Cadran solaire.

Le chevet daté 1724 a ses contreforts surmontés de pinacles gothiques; sur le pan N.E., inscription : « A: KDEVE./P. LIDOV: FA: ».

Sur le pignon du transept nord, longue inscription en partie martelée: «.../FABRIQVES: 16237 N:V:P:MI: TOVRN/ELLEC:CHANOE:/DE:CORNOLLE. R. DE: BRAZPARTZ».

Une porte en anse de panier et à colonnettes torsadées portant pinacles et accolade, du XVIè siècle, est remployée dans l'aile sud.

Le vaisseau, du type à nef obscure, est lambrissé en berceau avec entraits et sablières non sculptées. Les grandes arcades en tiers-point pénètrent directement dans les piliers octogonaux. Arcs diaphragmes séparant les bas-côtés du transept.

Mobilier

1. Autels :

Maître-autel tombeau du XVIIIè siècle, surmonté d'un baldaquin à quatre colonnes corinthiennes soutenant quatre grandes volutes ; triangle de la Trinité en gloire sur l'entablement.

Transept nord, autel en tombeau galbé, retable du Rosaire datant de 1668 et dû à Maurice Le Roux (C.) : quatre colonnes torses soutiennent un entablement à fronton brisé; au centre, groupe traditionnel du Rosaire en haut relief; dans une petite niche à colon-nettes torses logée dans la brisure du fronton, statue de saint Joseph portant l'Enfant Jésus; contre la base des colonnes intérieures, deux saints en bas relief.

Transept sud, autel en tombeau galbé, retable plat à pilastres cannelés et panneaux à appliques dorées; sous la corniche cintrée, tableau du XVIIIè siècle : saint Pierre libéré de ses liens.

Les pans du chœur et le mur oriental du transept sont lambrissés.

2. Chaire à prêcher en bois sculpté de style Louis XIV, aujourd'hui dépouillée de ses statuettes d'angle représentant les Évangélistes ; abat-voix surmonté de l'archange Michel en peseur d'âmes.

Fonts baptismaux à baldaquin du XVIIè siècle ; les quatre colonnes corinthiennes portent un entablement circulaire à coupole.

Stalles encore en place dans le chœur, avec leurs agenouilloirs. — Banc d'œuvre à cinq places, transept sud. — Deux confessionnaux de style Restauration. — Aigle-lutrin.

Vasque-bénitier en pierre, décor de godrons, près du porche (anciens fonts ?).

3. Statues :

- en pierre : dans le porche, Notre Seigneur bénissant, les douze Apôtres (C), saint Jean porte l'inscription: «LÀ. 1592. L. GO./PO. LORS. FAB.», trois autres saints dont un saint Pierre dans la niche du tympan, et, au presbytère, sainte Geneviève.

- en bois polychrome : Christ en croix (nef), Vierge et saint Tugen, XVIIè s., dans deux niches classiques de pierre aux angles de l'entrée du chœur, autre Vierge à l'Enfant (nef), Pietà, XVIè s. (C.), deux Anges adorateurs, saint Michel provenant de sa chapelle (C.), saint André, saint Roch, XVIIIè s. (C.).

4. Vitraux : Verrière de la Passion, du milieu du XVIè siècle et renfermant 12 scènes (C.), dans la fenêtre N.E. du chevet ; les architectures sont semblables à celles de la verrière de Kergloff. Parmi les panneaux les moins restaurés, Rameaux, Flagellation, Couronnement d'épines, scène des outrages, Jésus devant Pilate.

Fenêtre S.E. du chevet : scènes évangéliques dans les lancettes et Transfiguration dans le tympan.

5. Peintures : dans les compartiments de la voûte du porche, on reconnaît encore le Christ portant le globe du monde, l'Agneau de l'Apocalypse et les quatre Évangélistes. — Dans le chœur, peinture sur bois représentant le Christ en croix et Madeleine enlaçant le pied de la croix. — Sur la voûte de la sacristie, les quatre Évangélistes et les quatre Docteurs d'Occident en buste. Inscription de quatre lignes coupée en deux : » HERVÉ PICHON & OLIVIER SIZVN FABRIQVES. 1649. ANDRÉ LE LOUARN. PINXIT. ».

6. Orfèvrerie : Croix processionnelle du XVIIIè siècle. — Calice de 1788, œuvre de l'orfèvre J.P.M. Tiret, de Vannes. — Ciboire de 1789, A.H. Dubois orfèvre.

7. Dans la sacristie, qui date de 1784, armoire du XVIIè siècle, à cinq frontons brisés.

 

 

Image extraite de :  

Bretagne, de Brest à Roscoff. 

Éditions G.L Arlaud. Lyon. 1930

Skeudenn tennet diouzh : 

Breizh, eus Brest da Roskov.

Ti-embann G.L Arlaud. Lyon. 1930

 

* Ossuaire (C.). — De plan rectangulaire, il comporte, sur sa façade, six ouvertures et une porte en anse de panier sans décoration. De style encore flamboyant, il a été reconstruit en 1715. Sur le rampant du pignon nord, un squelette représentant la Mort, « an Ankou», tient un javelot et l'inscription: «JE vovs TVE TOVS. », ainsi qu'à La Roche-Maurice ; et, à l'autre rampant, un ange sonnant de l'olifant, avec ces mots : « RÉVEILLEZ vovs ».

 

Le calvaire de Brasparts Kalvar Brasparzh

 

 

Image extraite de :  

Bretagne, de Brest à Roscoff. 

Éditions G.L Arlaud. Lyon. 1930

Skeudenn tennet diouzh : 

Breizh, eus Brest da Roskov.

Ti-embann G.L Arlaud. Lyon. 1930

 

Calvaire (C.). — Du type de celui de Saint-Hernin, il porte, en haut, le Crucifix et, au revers, le Christ ressuscité ; à mi-hauteur, sous des consoles à cariatides, saint Michel terrassant le dragon et, au pied de la croix, une Pietà, la Vierge et deux saintes femmes soutenant le Christ en diagonale ainsi qu'à Nizon (XVIe siècle).

 

autres photos en préparation; skeudennoù all war ar stern

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