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Noms de lieux

Noms de personnes

England

Bro-Saoz

Kent

Bro-Gent

  Canterbury

Durovernum Cantiacorum

 
pajenn bet digoret e miz Mae 20012 page ouverte en mai 2001

* forum du site Marikavel : Academia Celtica

dernière mise à jour 09/08/2021 19:12:37

Définition

Capitale britto-romaine de la civitas des Cantiaci, sur la rivière Stour.

Anglais : Canterbury.

Gallois :  Caergaint.

Breton :  Kergent.

Français : Cantorbery.

Blason : 

 

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Extrait de la carte Ordnance Survey : Map of Roman Britain

HistoireDurovernum n'existait pas avant la conquête romaine entreprise sous Claude, en 43 après J.-C. La forteresse principale des Cantiaci était alors le site nommé aujourd'hui Bigbury, situé à 3 km ouest de l'actuelle Canterbury.

Bigbury, la forteresse bretonne, est cerclée de bleu

Ordnance Survey Landranger series of Great Britain; Canterbury & East Kent. N° 179

L'histoire du Kent ne commence officiellement qu'avec sa première mention historique écrite : le débarquement de Jules César en 55 avant J-C. Mais il semble que celui-ci, bloqué près des falaises de Douvres, n'est pas allé cette année là jusqu'à l'embouchure de la rivière Medway. 

Durovernum doit son existence à la réorganisation entreprise par les Romains, et à la désaffection des Bretons pour les sites de l'âge de Fer. 

Durovernum, ville ouverte de marchés, finit donc par supplanter l'ancienne forteresse bretonne, et devient une cité extrêmement florissante, et dotée entre autre d'un forum, d'un temple, et de bains publics. Elle devient la capitale de la cité britto-romaine des Cantiaci, sous le nom Durovernum Cantiacorum.

Elle appartient d'abord à la province Britannia, puis à la Britannia Superior au IIIè siècle, puis à la Maxima Caesarensis au IVè siècle.

Vers 270, elle est ceinte de murailles puissantes, flanquées de nombreuses tours, dont on peut encore aujourd'hui en admirer des parties conservées.

Photographie JC Even. 1982

Après le retrait des troupes romaines de l'Ile, et l'abandon définitif de la base du Rutupiae / Richborough, Durovernum, désormais connue sous le nom de Cair Caint, est gouvernée par le dux de Bretagne, dont le plus connu dès le départ, Vortigern, est à l'origine de la venue des Jutes, mercenaires barbares de la Germanie du nord, en Ile de Bretagne.

Cair Caint tombe aux mains des anciens alliés, devenus ennemis, après la bataille d'Aylesford, en 455. 

Hengist, le roi des Jutes, en fait sa capitale, et s'y fait proclamer premier roi Jute du Kent. 

Ainsi, Durovernum / Cair Caint devient la première capitale des envahisseurs germaniques de l'Ile de Bretagne romaine, et sous leur influence et dans leur langage, le nom de la ville évolue en Dornwiccaestre, puis en Cantwaraburg, dont est issu le nom actuel Canterbury.

 Il ne semble pas cependant que Canterbury ait été pillée ni saccagée, car il semble qu'elle ait été évacuée et abandonnée par la population britto-romaine avant sa prise par les Jutes. 

Document préparé par Department of Environment, 1975, 

à partir des études de Cunliffe, 1968, et Frere, 1962.

Envoi de Canterbury Archeological trust Ltd.

Le chute de Canterbury, associée à la perte de Douvres et de Richborough, doit être considérée comme l'une des plus grandes catastrophes de l'histoire nationale des Britto-romains., comme leur erreur historique la plus importante, la plus grave et la plus tragique, car irrémédiable.

 Car, si le fait d'avoir donné l'île de Thanet aux anciens alliés Jutes  été en soi une erreur monumentale, celui de leur céder Canterbury, même sous la contrainte, permet dès lors à ceux-ci de disposer d'une puissante forteresse, qui devient à partir de ce moment leur tête de pont et leur base de départ pour l'invasion de l'Ile toute entière. 

Ce fait marque le point d départ d'un gangrène qui conduira jusqu'à l'anéantissement de la nation bretonne dans sa forme originelle, à la perte de sa souveraineté et à la disparition même de son nom générique et national du territoire qui était jusqu'alors le sien. 

Les Anglais, du reste, n'ont jamais oublié le rôle tenu par Canterbury dans le processus d'assimilation germanique de l'Ile de Bretagne, et c'est à juste titre que de leur côté, il lui ont attribué le qualificatif de Mater Angliae = La Mère de l'Angleterre.

 

Étymologie

- Ptolemy : Darovernon, c 150; 

- I.A 4 : Durovernon

- Durovernia 605 BCS 5; 

- Durouernis c 730 Bede; 

- Durobernia c 894 Asser.

Explication : * duro = fort; *verno = marais, marécages, prairies humides;  >>> les prairies humides près du fort.

* Rivet & Smith

- Ptolemy II,3,12 : Darouernon (= Darvernum), a polis of the Cantiacii; var. Darouenon ( = Darvenum).

- A.I 4725 (Iter II) : Duroruerno

- A.I 4734 (Iter III) : Durarueno

- A.I 4739 (Iter IV) : Duraruenno.

- Ravenna 10636 (R&C 72) : Duroaverno Averno Cantiacorum

- T.P : Duroaverus

Ptolemy's form might lead one to think of an etymon in Celtic *daru- “ oak ' ; possibly this was in the mind of those who cornpiled his source. In AI it is plain that confusion involving -r- set in at an early stage, possibly in the archetype. Ravenna shows an attempted rationalisation by compiler or copyist on the basis of classical Avernus (perhaps supported by taking Duro- as the Latin adjective “hard, tough”); this form seems to be related to TP's, and may indicate something about a common source (see p. 153).

DERIVATION. For Duro-, see DUROBRIVAE1, The second element is British *uerno- “ alder; alder-swamp, marsh' (Welsh gwern “ alder ”; present in such names as Warrenburn in Northumberland and Werneth in Cheshire). This Was taken into Vulgar Latin and survives as vern “alder” in Catalan, with similar words in several dialects of S. France and Italy. The element is found commonly in Gaulish names, e.g. Vernodubrum (“alder-Water") > Verdouble rivers (Aude and Pyrénées Orientales, France), Vemetum > Vernet (many names in France), * Venomagus > Vernon (Eure, France) ; see Dottin LG 74, Holder III. 223, Whatmough DAG 476-77,etc. The only other British place-name that may contain it is Veralís. There is the divine name or attribute recorded in RIB 1102 (Ebchester), Deo Vernostcono Cocidío. The name is, then,
“ alder-fort ” , or “walled town by the alder-swamp (Jackson). 

IDENTIFICATION. The Roman city of Canterbury, Kent (TR 1457). The Duro- element probably refers here to the important pre-Roman settlement rather than to the suspected Roman fort.

Note. Anglo-Saxon Cantwaraburg > Canterbury is recorded from A.D. 754, 'stronghold of the men of Kent' (but see CANTIACI). The Romano-British name survived for a long time beside this. The Anglo-Saxon Chronide under A.D.604 calls it Dorwiccaestre, and a charter of 605 calls one of the roads leading to the town Drutingstraet, the first part of this being probably < Dorwit (with -wit for -wic) + ingas, from which one may suppose an earlier transitional *Dor-wic (Latin vicus, taken early into Anglo-Saxon). In the important ecclesiastical tradition more learned forms survived also. Bede has in Doruverni (I, 26), in Doruverni civitate (V, 23), and adjectival forms built on this on several occasions. Innumerable medieval records echo these forms, with variants : in Dorobernia, Dorobernensis archiepiscopus, etc. The forms are discussed by Zachrisson (1927) 77 and Jackson LHEB 259-60; Doro- is near-standard in late Latin sources for Duro- (in Vulgar Latin o is for classical u). The name was presumably brought anew from the records of the Roman church by Augustine or his successors, and given definitive form by Bede's authority.

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Observation JCE :

Signification : *duro- = passage, porte; *uerno = marais, marécages, prairies humides.

Cette explication semble plus objective que la précédente, compte tenu que l'agglomération portait le nom de Durovernum bien avant d'être entourée de murailles.

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B. Canterbury

* Eilert Ekwall

Cantwaraburg 754; Contwaraburg 851 ASC; Cant-, Contwaraburg c 890 OE Bede; Canterburie 1086 Klnq. 

Signification : la forteresse (burg) des Cantware ( = gens du Kent)

 

Sources

* Nennius : Historia Brittonum. British History and the Welsh Annals. John Morris. Edition Phillimore. 1980.

* Eilert Ekwall : The concise Oxford Dictionary of English Place-Names. 4è édition. Clarendon Press. 1936-1980.

* Frank W. Jessup : A history of Kent. Phillimore. 1974-1978.

* A.L.F Rivet & Colin Smith : The place-names of Roman Britain. Batsford Ltd. 1979_1982 

Liens électroniques des sites Internet traitant de Canterbury :    

* lien communal officiel : 

* autres liens Internet : 

* forum du site Marikavel : Academia Celtica

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