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Noms de lieux * Anvioù lec'hioù

Noms de personnes * Anvioù tud

Breizh

Bretagne

Bro hag Eskopti Sant Maloù

Pays-évêché de Saint-Malo

  Saint-Meen-le-Grand

*Sant-Meven

 
pajenn bet digoret an 07.09.2018 page ouverte le 07.09.2018     forum du site Marikavel : Academia Celtica  dernière mise à jour 29/03/2025 20:45:40

Définition / Displegadur : Commune de la Bretagne historique, en pays-évêché de Saint-Malo.

Aujourd'hui dans la région administrative non historique dite 'de Bretagne', département d'Ille-et-Vilaine; arrondissement de Rennes; chef lieu de canton

Code postal : 

Superficie :

Population : 1500 'communiants' en 1780; 3063 hab. en 1968;

Armoiries; blason / Ardamezioù; skoed :

* Froger et Pressensé (2008) : "de gueules à trois écussons d'argent hargés de trois moucheture d'hermine". Famille de Coëtlogon (XIIèsiècle). Robert IV de Coëtlogon fut le premier abbé commandataire de l'abbaye (1443)

* JC Even : "en gwad, e zri skoedig en arc'hant karget gant teir brizhenn erminig".

Paroisse / Parrez : église sous le patronage de saint Méen  

Histoire / Istor

* Ogée (1780) : Saint-Méen; gros-bourg, sur le route de Dinan à Ploërmel; à 11 lieues au S.S.O. de Saint-Malo, son évêché; à 8 lieues 3/4 de Rennes, et à 3 lieues de Montauban, sa subdélégation. Cette paroisse ressortit à Ploërmel et compte 1500 communiants. Le cure est présentée par les directeurs du séminaire. Trois grandes routes aboutissent à ce bourg, où l'on voit un hôpital, et où il se tient deux foires considérables de bestiaux par an et un marché par semaine. Le territoire, couvert d'arbres et buissons, renferme la forêt de Saint-Méen, qui appartient au séminaire, et qui contient environ deux cent quatre-vingts arpents, des terres bien cultivées, des prairies et des landes; il produit beaucoup de cidre. Les jurisdictions de l'endroit sont : Saint-Méen, haute-justice, à M. l'abbé de Saint-Aubin; Crouaix, haute-justice, à M. le prieur Lazariste; l'Aumônerie, moyenne-justice, aux missionnaires de Saint-Méen; Couaridouc, basse-justice, à M. de Couaridouc.

Le monastère de Saint-Méen lut bâti l'an 565, si l'on s'en rapporte aux annales ecclésiastiques de France, et en 600, si l'on en croit Dom Morice, historien de Bretagne, par saint Méen, qui obtint, pour cet effet, l'agrément du roi Hoël. Le territoire était alors plein de bois et très-favorable à des religieux, qui doivent chercher la solitude. Saint Méen y appela des moines de l'ordre de Saint-Benoît et les gouverna en qualité d'abbé. C'est cette abbaye qui a donné naissance au bourg ou à la petite ville de Saint-Méen, que 1'on appelle aussi Saint-Jean de Saint-Méen.

Hoël III, roi de Bretagne, eut de Pratelle, son épouse, vingt-un enfants. Judicaël, l'aîné de tous, prit l'habit de Saint-Benoît et reçut la tonsure par le ministère de saint Méen. Après quinze ans de solitude dans ce monastère, il le quitta et força Salomon, son frère, à lui céder la couronne, qui lui appartenait en qualité d'aine. Quelques-uns ont prétendu qu'il ne quitta le cloître qu'après la mort de Salomon. Quoi qu'il en soit, Judicaël monta sur le trône et ne vécut pas en bonne intelligence avec les Français. Le roi Dagobert lui envoya Eloy, depuis évêque de Noyon, qui se plaignit, au nom de son maître, des courses et des ravages que les Bretons faisaient sur les terres de son obéissance. Judicael, qui aimait la paix, se rendit à la cour de France pour terminer les différents à l'amiable. De retour en Bretagne, Hoël, ennuyé du rang suprême, ne tarda pas à abdiquer une couronne pour laquelle il n'avait eu qu'un goût passager. Il reprit l'habit monastique, qu'il porta encore vingt ans, et mourut dans sa solitude, le 17 décembre 659. L'église l'a mis au rang des saints, et il est honorée en Bretagne sous le nom de saint Gicquel, roi des Bretons. Ce prince fit beaucoup de donations à son abbaye et en augmenta considérablement l'édifice; mais il fut ruiné sur la fin du huitième siècle, vraisemblablement par les barbares du Nord. Enogat, qui en était abbé, étant devenu évêque d'Aleth, obtint du roi Charlemagne la permission de le rebâtir, et ce monarque confirma à ce monastère tous les biens qui en dépendaient. Louis-le-Débonnaire lui accorda la même faveur en 816. 

L'an 1000 [1008 ou 1024], Alain III, fils du duc Geoffroi I, donna à Hugueton, abbé de Saint-Méen, les terres et seigneuries de Gaël, de Tremorel et de Quédillac, avec les forêts de Saint-Méen, de Recan, de Hate et de Treucar, situées dans le voisinage de son abbaye. De ces quatre forêts, nous ne connaissons plus que celle de Saint-Méen, alors très-étendue, et aujourd'hui presque réduite à rien.

Quand Alain fut sur le trône, il établit à Saint-Méen un change d'or et d'argent, avec permission à l'abbé et aux moines d'en hausser ou baisser le prix. Comme ce monastère avait été ruiné par les Normands, le duc et la duchesse Havoise, sa mère, chargèrent 1'abbé de Saint-Jacut de le rétablir. Il exécuta ces ordres d'autant plus facilement qu'on lui fournit tout l'argent dont il avait besoin.

En 1150, les religieux de Saint-Méen, voyant le désordre qui régnait dans leur maison, tant par la négligence de leur abbé que par leur propre inexactitude, résolurent de le déposer et d'en élire un autre plus digne d'occuper cette place. Ils firent part de leur dessein à l'archevêque de Tours, qui les approuva, et qui confirma même l'élection qu'ils en avaient faite; mais dans la suite il changea de sentiment. Le nouvel abbé fut persécuté par ses ordres, et même traité indignement. Les moines de Saint-Meen, voulant mettre fin à tant de scandales, écrivirent au pape Eugène III. Nous ignorons la suite de l'affaire.

L'an 1182, Raoul, évêque d'Angers, Herbert, archidiacre de la même ville, et Simon, abbé de Savigny, rendirent un jugement qui porte que les moines de Paimpont doivent reconnaître et honorer, comme leur légitime abbé, celui de Saint-Méen, et qu'on ne doit point nommer de prieur à Paimpont sans le consentement de l'abbé et des moines de cette abbaye.

Pierre Cornulier, évêque de Rennes et abbé de Saint-Méen, est le fondateur du bel hôpital qui sert à loger les pauvres et les pèlerins qui viennent en voyage à Saint-Méen pour la gale ou lèpre blanche. Ce prélat mourut le 22 juin 1639. Achille de Harlai de Sanci, évêque de Saint-Malo, fut nommé à l'abbaye de Saint-Méen au mois d'août 1639, et, le 20 octobre 1643, il obtint la permission d'ériger un séminaire dans cette abbaye. Cette permission fut confirmée par lettres-patentes du mois de mars 1646, portant union de la mense conventuelle des offices claustraux et des bâtiments de l'abbaye au séminaire qui avait été donné aux Lazaristes. En 1400, ce territoire renfermait les maisons nobles du Bois-Riou, à Jean des Salles, et de la Gravelle, à Georges Besehart.

* Marteville & Varin (1843) : 

 

Patrimoine. Archéologie / Glad; Arkeologiezh  :
La ville Ar gêr
Église saint Méen Iliz sant Meven

Abbatiale Saint-Méen XIè; XIXè)

 

Chapelle saint Méen (1927)

 

Séminaire (1712)

 

Cloître et chapelle de la congrégation des sœurs de l'Immaculée Conception (XIX-, XXè)

 

Étymologie / Gerdarzh

Personnes connues Tud brudet

Robert de Coëtlogon

premier abbé commandataire de l'abbaye de Saint-Méen en 1443

 
Henri Letort

fondateur d'une usine de brique rouge

1882 / 1945

 
Louison Bobet

Coureur et champion cyckiste

Saint-Méen-le-Grand, 12.03.1925 / *** 1983

 

Armorial * Ardamezeg

   
Berret de Coëtlogon Fagon    

seigneurs de Millery

dessin inconnu; en attente

Jacques, sénéchal de Saint-Méen en 1660

(PPC)

Robert

premier abbé commandataire de l'abbaye de Saint-Méen en 1443

originaires de Paris

"d'azur au lion rampant et contourné d'or, regardant un mouton passant d'argent, sur une terrasse de sinople; accompagnés en chef à sénestre d'un soleil d'or"

"en glazur e leon savant en aour ouzh kleiz, sellant un danvad tremenant en arc'hant, war ur savenn geotet; heuliet  ouzh kab kleiz gant un heol en aour"

1696

Antoine Fagon, abbé de Saint-Méen, puis évêque de Lombez puis de Vannes, en 1719; décédé en 1742

(PPC)

   

Vie associative Buhez dre ar gevredadoù
   

Communes du canton de Saint-Méén-le-Grand

Kumunioù kanton *Sant-Meven

Bléruais

*Blerwaz

Le Crouais

*ar Groez

Gaël

  *Gwazel

Muel

  *Moel

Quédillac

*Kedelieg

Saint-Malon-sur-Mel

 *Sant-Malon

Saint-Maugan

*Sant-Malgan

Saint-Méen-le-Grand

*Sant-Meen

Saint-Onen-la-Chapelle

*Santez-Onenn

Communes limitrophes de Saint-Méen-le-Grand Parrezioù tro war dro *Sant-Meen
Plumaugat Quédillac Le Crouais Saint-Onen-la-Chapelle Gaël Loscouët-sur-Meu

Sources; Bibliographie / Eien; Levrlennadur :

* OGEE : Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne; vers 1780; 

* MM. A. MARTEVILLE et P. VARIN, continuateurs et correcteurs d'Ogée. 1843. 

* M.N BOUILLET : Dictionnaire universel d'histoire et de géographie. Hachette et Cie. paris. 1863.

* Adolphe JOANNE : Département des Côtes du Nord. Hachette. 1878.

* Albert DAUZAT et Charles ROSTAING : Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France. Librairie Larousse, 1963; Librairie Guénégaud; 1978.  

* Éditions ALBIN-MICHEL : Dictionnaire Meyrat. Dictionnaire national des communes de France. 1970.

* Jean-Yves Le Moing : Les noms de lieux bretons de Haute Bretagne. Coop-Breizh. 1990.

* Hervé ABALAIN : Les noms de lieux bretons. Universels Gisserot. 2000.

* Michel FROGER et Michel PRESSENSE : Armorial des communes des Côtes d'Armor et Ille et Vilaine. 2008.

* AL LIAMM : Nouveau Dictionnaire Breton / Français; Français / Breton. 2014

Liens électroniques des autres sites traitant de Saint-Méen-le-Grand / *Sant-Meen

* lien communal : 

* Wikipedia brezhonek : 

* forum du site Marikavel : Academia Celtica

* Autres pages de l'encyclopédie Marikavel.org pouvant être liées à la présente :

http://marikavel.org/heraldique/bretagne-familles/accueil.htm

http://marikavel.org/broceliande/broceliande.htm

* solidarité nationale bretonne avec le département de Loire Atlantique : Loire-Atlantique

* pour le blason de Saint-Meen : dessin JC Even sur logiciel Genhéral5. 

* Introduction musicale de cette page : Bro Goz Ma Zadoù, hymne national breton, au lien direct : http://limaillet.free.fr/MP3s/BroGoz.mp3

hast buan, ma mignonig, karantez vras am eus evidout va vite, mon petit ami, je t'aime beaucoup

go fast, my little friend, I love you very much

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